Et si nous étions des aventuriers ?
- Maxime Boilard
- il y a 11 heures
- 4 min de lecture
Saviez-vous que Sébastien, notre collaborateur, est le premier canadien à avoir atteint le Pôle Sud en solitaire? Apprenez-en un peu plus sur lui dans ce court clip.
Ça fait longtemps que Sébastien et moi avons envie de vivre un avant-goût de son expérience d’aventurier polaire pour voir s’il y a des opportunités pour nos clients. En mode projet pilote, pendant la 4e semaine de février, nous sommes partis à 6 pour une courte expédition incluant une nuit de camping hivernal sur le Lac St-Jean.

La Nature change rapidement sur le Lac St-Jean. C’est un des plus importants messages de Sébastien: la Nature est plus forte que nous. On ne veut pas aller contre elle. On va avec elle.
Avant de vous parler des apprentissages pour des clients de CANU, laissez-moi vous vous raconter notre propre expérience.
Nous sommes partis dans des conditions calmes. Deux heures plus tard nous avions de la difficulté à distinguer le ciel de la neige sur le lac. On n’arrivait pas à marcher en ligne droite. À un moment en marchant avec mon ami Alexis, je voyais au loin une motoneige qui tirait un traîneau au lieu de voir une crête. À plusieurs reprises, je lui ai répété que le ski-doo tirait un traîneau… Je veux juste dire ici que lui aussi voyait le ski-doo. On a progressivement compris que nous hallucinions. On l’a trouvé bien drôle.
Le vent a continué à progresser jusqu’au moment de monter la tente. Des conditions juste parfaites pour tester notre collaboration et notre équipement. Je n'avais jamais vissé des piquets de tente dans la glace. Après quelques minutes, on est 4 à tenir la tente contre le gré du vent pendant que 2 personnes se battent avec le piquet qui n’a pas envie de transpercer la glace… Un beau petit stress pour nous sentir vivants.
Il ne s’agit pas de glorifier l’inconfort ni de transformer chaque étape en épreuve héroïque.
Il s’agit simplement d’accepter que traverser ensemble demande une attention réelle bien plus précieuse que les automatismes qui nous habitent quand nous forçons pour atteindre nos buts.
Je vous invite à regarder les photos. Les participants ont tous été marqués par l’expérience et la générosité de Sébastien. Un maître de l’expérience du froid, du camping et des expéditions. Tellement hâte que vous le rencontriez!
Et puis, pour les clients?
Est-ce que cette aventure hivernale est adaptée aux expériences offertes par CANU? Nous y avons réfléchi entre nous.
Nous pensons que les risques de météo difficile et la grande distance avec les centres que sont Montréal et Québec rendent la logistique trop importante pour tenir un tel exercice sur le Lac St-Jean. Notre nuit en camping d'hiver nous a fait réaliser qu'il y a beaucoup à faire pour prendre soin des besoins de bases comme se nourrir, se réchauffer et se protéger des éléments. Dans ce contexte, il devient difficile de se consacrer aux partages et à la sagesse, qui demandent un minimum de confort et de la chaleur. Et c'est là le coeur des expériences que nous offrons aux clients que nous accompagnons.
Toutefois, de nos constats ressortent deux pistes concrètes:
Pour nos clients habituels, vivre l’expédition polaire en pièces détachées semble être le plus porteur. On peut alterner les périodes d'aventure à l'extérieur où on s'expose aux éléments et à l'effort et celles de réflexion à l'intérieur, au chaud et au sec, où on peut faire une introspection de qualité, en équipe. On aura ainsi le meilleur des deux mondes, et le meilleur retour sur investissement une fois de retour dans l'entreprise!
Pour ça, il nous faut un chalet proche d'un site en nature! Nous pourrions par exemple:
Parcourir en équipe une distance appréciable en ski ou en raquettes... suivie d'une réflexion individuelle guidée
Préparer un abri... puis établir des liens avec la réalité de l'équipe
Préparer et prendre le repas à l'extérieur...
Passer la nuit dans l'abri, préparer et manger le petit déjeuner dehors... pour ensuite se diriger vers le chalet pour le debriefing
CANU n’a jamais offert de véritables défis physiques ou sportifs à ses clients. Nous préconisons plutôt des simulations courtes et accessibles qui génèrent des apprentissages profonds dont nous aidons l’intégration dans le quotidien. Nous étudions la possibilité de faire évoluer ce modèle pour offrir un parcours qui encapsulerait la majorité des étapes vécues par Sébastien dans son périple en Antarctique. Par exemple, un parcours qui permettrait de vivre une formation d’aventurier sur 6 mois qui se marierait au développement du leadership des participants.
Nous pensons à la création d’une cohorte de participants sportifs et motivés, prêts à s’engager dans une démarche exploratoire au sujet de leur rapport à l’effort, à la performance et aux enseignements de la Nature. À ce stade-ci, nous imaginons une expédition sportive assumée, soit la double traversée du Lac St-Jean: environ 60 km.
Est-ce qu'il y aurait de l'intérêt?
Nous vous invitons à nous contacter pour explorer la possibilité de faire partie de notre groupe d'aventuriers.
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