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L’impact que j’ai envie d’avoir

Ce qui se passe dans la tête et le coeur du leader est à l’origine de mon travail auprès des équipes. Je vous présente dans cette communication le texte d’une amie devenue cliente de CANU. On pourrait dire qu’il s’agit d’une blogueuse invitée. J’ai le privilège d'accompagner Anne-Catherine Ménard, Co-Présidente de Topring et son équipe depuis presque 2 ans. Dans ce texte, elle nous raconte une partie de son aventure des dernières années telle que vécue de l’intérieur. Plus précisément, elle raconte comment elle s’y est prise pour amener sa couleur dans l’entreprise fondée par son père et dont elle a pris le leadership en 2020 dans un modèle de Co-Présidence.



À toi la parole, Anne-Catherine!


Pour vous situer, nous sommes en 2019. Je suis devant une question : Quelles sont mes valeurs profondes et en quoi vont-elles influencer l’évolution de l’entreprise que je viens de reprendre? Mon style de leadership n’est pas le même que mon père, mais est-il aussi valable? Afficher ses couleurs est une étape importante pour les relèves d’entreprise. Cela rend la suite légitime avec soi et avec les autres. Pour être à l’aise dans mon entreprise au quotidien, il faut que je m’écoute et que je sente une cohérence avec qui je suis.


Les mots qui viennent en tête, peu importe le test psychométrique que je fais, tournent autour de l’harmonie, la médiation, le bien commun. Comme dans la plupart des entreprises, je suis dans un environnement où tout bouge très vite. Dans le cas spécifique de Topring, ce sont plus de 10 000 produits vendus dans plus de 1000 points de vente d’un bout à l’autre du Canada. L’impact sur notre petite équipe n’est certainement pas banal.


Avec le recul, je réalise que j’ai pris les grands moyens pour amener l’équipe de gestion de l’entreprise à explorer une autre approche. Cela m’a permis de faire ma place et d’aider d’autres personnes à faire la leur. Je suis pas mal fière de ça. C’est le propos de mon texte.

C’est mon baptême de l’air et il y a beaucoup de turbulence. J’occupe officiellement le poste de coprésidente depuis janvier 2020 avec Frédéric. On a pris la relève de mon père. La pandémie arrive de nulle part. Vous imaginez le stress ressenti. Une chance qu’à cette époque de ma vie je fais un parcours de deux ans à La Maison des Leaders où je peux me poser, prendre du temps pour moi entourée d’autres personnes qui ralentissent eux aussi pour réfléchir à des questions importantes. Avec ce que je vivais au sein de l'entreprise, avoir cet espace m’a permis de me reconnecter avec moi-même et avec ma mission d’entrepreneur.


Premier moment déclencheur : à la fin de ce parcours, je vis une activité sur l’eau en canot de type rabaska avec Maxime Boilard de l’entreprise Canu. Il utilise ces embarcations pour faire cheminer les dirigeants d’entreprise en nous donnant la possibilité de diriger l’embarcation à notre rythme, chacun son tour. Je réalise qu’il y a plusieurs façons de le faire; à grande vitesse, en douceur, en riant, en chantant. J’ai adoré l’expérience. Comment ai-je envie de faire avancer et de diriger le bateau moi?


J'en parle avec Frédéric, mon Co-Président. Il est partant. Nous décidons de vivre l'expérience sur l'eau avec notre propre équipe. Mission : Améliorer les communications dans le but d’optimiser le travail d’équipe et la synergie entre les divers départements de l’entreprise. Quelques semaines plus tard, notre équipe de gestion se retrouve au Lac à l’eau Claire sous la tutelle de Maxime. J’étais loin de me douter de la portée de ce que nous allions vivre. Bref, la simulation nous a démontré que nous étions capables d’atteindre des objectifs sans être en harmonie, sans s’écouter les uns et les autres, sans définir les rôles de chacun. Les émotions font surface, pas d’harmonie, peu de respect des relations. Ça nous frappe parce qu’on reconnaît plusieurs « facettes » de notre quotidien. « Backfire ? » Disons qu’on était loin de l’ambiance que je voulais insuffler à mon équipe. Je suis préoccupée et inconfortable : est-ce que l’équipe était collectivement prête à une telle remise en question?

Heureusement, mon coprésident Frédéric est ouvert et solidaire. Maxime navigue à travers la situation, il nous mène dans le processus. Je ne suis pas du genre à imposer mon point de vue à tout prix, mais je ne suis certainement pas du genre à lâcher le morceau non plus. Ne pas se fier à l'arc-enc-iel sur la photo plus bas. La situation n'est pas agérable dans le bateau. On fait un débriefing, on décante, la nuit passe.


Deuxième moment déclencheur : Le lendemain matin en début de conversation, un membre de l’équipe, qui a plus de 25 ans au sein de l’entreprise, s’exprime. On sent l’émotion dans sa voix:

Est-ce que ça me tente de me rendre vulnérable et de m’ouvrir à vous autres ? Honnêtement, je ne sais pas si cela va être payant.

Puis c’est le silence. Toute l’équipe semble avoir la même réflexion. Ensuite, à tour de rôle on s’est ouvert. On a pu exprimer notre désir de continuer à performer, tout en priorisant nos relations et avoir du plaisir ensemble. Nous étions tous vulnérables et on ne savait pas comment procéder. Quelque chose avait changé. On ne pouvait l'ignorer. On se fiait sur notre coach pour la suite.


Troisième moment déclencheur: Deux semaines plus tard, on se rencontre à nouveau pour clarifier la suite, cette fois dans notre salle de conférence. Avec un certain étonnement, un autre directeur s’exprime:

Heille! Je réalise qu'on est capable de se sentir bien ensemble dans le même état d’esprit que nous avions sur le bord du lac, sans se déplacer à l’extérieur.

Maxime nous propose de se voir comme des partenaires pour s'entraîner à devenir de meilleurs humains. Faire de notre comité de gestion un forum d'entraînement pour apprendre. La réponse est unanime. Tout le monde dit "oui". On ne sait pas encore comment et c'est ok.


Notre démarche CANU commence avec des ateliers mensuels. À l'interne, on dynamite notre traditionnelle rencontre de gouvernance pour créer les rencontres «Du Cercle». Au cours d’une année, on s’est entraîné à développer notre leadership et à faire évoluer nos rituels de gouvernance. Nous avons développé des outils de communication pour nous aider lors des conversations difficiles, nous aider à réduire nos réactions émotives et respecter les relations. Bref, c’est une démarche collective et individuelle. On fait plus de place pour l’humain derrière le rôle. L’animation de la rencontre se fait en rotation pour que chaque membre puisse affûter son leadership, comme on l’a fait en canot. On laisse la place aux autres et on prend une posture de coach en proposant des échanges basés sur les défis de l’heure, qu’ils soient personnels ou professionnels. On se révèle, on s’entraide, on se respecte.


Un an plus tard, on retourne sur l’eau. Cette fois, l'appréhension de l’année dernière laisse de la place à l’anticipation positive. On constate le chemin parcouru, on est beaucoup plus à l’écoute de nos besoins, plus agiles dans nos échanges. On est tous témoins qu’on a pris la bonne décision. On réalise aussi que dans la bienveillance et le plaisir, on peut aussi trouver la performance. Cette performance s’est aussi reflétée dans la rentabilité de Topring. On se fait une remise de médailles pour nous-mêmes. La fierté est au rendez-vous.



Nous sommes prêts à impliquer le reste de l’équipe Topring, le 1er février 2023, on a commencé un nouveau chapitre. L’ensemble de l’entreprise a eu la possibilité de faire l'expérience des 5 Préceptes des Équipes Bienveillantes et Performantes que Maxime nous a proposés à notre arrivée au Lac à l’Eau Claire en 2021. Puis, depuis le 16 mars nous avons deux cohortes de développement en train de vivre une aventure humaine similaire à ce que nous avons vécu en équipe de gestion. L’objectif est que nos employés puissent à leur tour tirer les bénéfices des outils pour une meilleure connaissance de soi, travailler vers un but commun, tout en prenant soin de leurs relations avec les gens qui leurs sont chers. Un impact qui, nous l’espérons, fera son chemin au-delà de Topring.


La parole de retour à Maxime


J'espère que le récit d'Anne-Catherine aura su vous inspirer. Les démaches de transformation des dynamiques d'équipe demandent de l'audace de la part du leader et la confiance en l'humanité des membres de l'équipe. Une fois que le processus est enclenché, on n'essaye pas d'être parfait. Il suffit de se pratiquer ensemble à tous les jours.


Est-ce qu’il y a un écart entre ce que vous avez en tête pour le fonctionnement de votre équipe et ce que vous observez dans le quotidien? Avez-vous l'impression d'avoir vraiment accès à un engagement de tête et de coeur des membres de votre équipe? Qu’en est-il du niveau de solidarité face à la pression? Prenez contact avec moi pour explorer les possibilités.

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